30/01/2008

Si près de l'enfer....(3ème et dernière partie)

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Les 2ères parties se trouvent

19 janvier 2005… 

Cela fait une semaine que je suis dans un état second, une semaine que je me promène avec un bébé mort dans le ventre, je n’en peux plus, je voudrais que tout soit fini, cette sensation horrible de le savoir là au creux de ma chair et d’attendre….Paradoxe que ce besoin puissant de rejeter au plus vite ce que l'on a protégé toutes ces semaines…pour oublier…parce que je crois qu’une fois le ventre vide, tout sera enfin fini…je ne savais pas encore qu’une fois le ventre vide, tout ne faisait que commencer, la douleur sourde, muette, insidieuse, le chagrin immense, inconsolable,intarissable…

  

Ce soir là nous avons rdv avec le gynécologue qui va s’occuper de mon IMG ainsi que du curetage éventuel qui doit suivre, nous sommes ses derniers patients, son accueil est assez froid, il me demande de me déshabiller pour m’ausculter, nous fait comprendre que je ne suis pas sa patiente et que ça ne "l’arrange " pas vraiment de s’occuper de mon cas, mais qu’il le fait car il connaît très bien son confrère… le ton était donné…

  

Pour comprendre la suite de la consultation, et pour rappel, je suis une fille distilbène

 

 

(Le D.E.S. ou diéthylstilboestrol est une hormone de synthèse  vendue sous le nom de Distilbène® et prescrite aux femmes pendant la grossesse pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies gravidiques.

Le D.E.S. s'est révélé nocif pour les enfants exposés in utero et surtout pour les filles.
Il est notamment responsable d'anomalies génitales sur les enfants des femmes qui ont pris le médicament.

Du fait des malformations génitales provoquées par l'exposition au D.E.S. in utero, ces jeunes femmes ont de grandes difficultés à être enceintes, à mener une grossesse à terme ( grossesses extra-utérines,fausses couches, grande prématurité ...), surtout si elles ne bénéficient pas d'une prise en charge éclairée.
Le risque de survenue d'un cancer du vagin et du col, mis en évidence chez les jeunes femmes D.E.S., pourrait être augmenté à la ménopause. D’où la nécessité d’un suivi et d'une vigilance à vie.
De nombreuses femmes méconnaissent les problèmes causés par ce médicament et ignorent parfois qu'elles y ont été exposées
.)
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avec pour conséquences entre autres pour moi une très lourde malformation de l’utérus, deux demis utérus cloisonné, deux cols…pas le meilleur endroit pour accueillir un bébé…pourtant jusqu’à ce que je fasse connaissance du gynécologue qui m’a suivie pour Gabriel, personne n’a jamais réellement pris cela en considération, c’était plus facile de faire comme si, comme si tout allait bien,comme si ce n’était pas un problème…en définitive cela aura certainement causé la perte de notre premier bébé, mais aussi faillit coûter celle de Gabriel par la suite…

  

Je suis donc couchée sur la table d’auscultation, j’ai froid, j’ai peur, il m’ausculte sans aucune douceur, sans aucune paroles réconfortantes, j’ai tellement besoin d’un petit mot, d’une phrase, une seule parole qui me dirait " vous avez le droit de pleurer ",je me retiens, je suis là figée, les yeux secs, la gorge gonflée par le désespoir…

  

Il commence à faire des commentaires désobligeants sur le travail qui l’attend, bougonne sur mon gynécologue qui lui a refilé ce cas atypique et compliqué, il me fait horriblement mal en m’auscultant, ne s’excuse même pas, que du contraire, il s’énerve presque sur moi et lâche énervé et sarcastique " avec l’utérus que vous avez on fait ce qu’on peut ! pas ce qu’on veut ! " continue en disant, que mon gynécologue ne se rendait pas compte du cas qu’il venait de lui donner, que c’était impossible de pratiquer un curetage sur un tel utérus, et d’autres phrases assassines du même acabit…

  

Et là je me suis sentie coupable, tellement coupable de ne pas être une femme normale, de ne pas avoir un utérus propre à porter, à donner la vie, je me suis sentie coupable d’être celle qui amène des ennuis, je me suis sentie coupable de la mort de mon bébé, je n’étais plus qu’un utérus,un utérus incapable de mener à bien une grossesse, un utérus défaillant, impropre à la vie, je n’étais plus que lambeaux de chair…dans mon corps, dans mon cœur…

  

Après avoir fouillé mon corps, comme un cas d’étude, sans douceur, ni compassion, comme pour me faire payer les heures supplémentaires qu’il prestait à cause de moi, il décidât qu’il ne pouvait rien faire pour moi… !

  

C’était trop de risque à prendre, à encourir, risque de léser mon utérus à jamais, de me rendre stérile , bref trop difficile pour lui…ou tout simplement trop d’incompétence de sa part…

  

Il m’envoya chercher auprès d’une infirmière des cachets de Cytotec et de Myfégine pour provoquer les contractions, , et provoquer " l’accouchement " , lui dira la fausse couche, mais il m’est impossible d’employer ce mot, notre fils n’est pas une fausse couche…

 

  Il m’expliqua brièvement la posologie,ironie du sort, il m’expliqua que je devais me mettre ces cachets près de mon col de l’utérus toute les 6h…10 minutes auparavant, il pestait car mon col de l’utérus était très difficilement visible et atteignable, et là il me demandait à moi, de me les mettre toutes seules au col de l’utérus… !!!! En gros démerde toi ma grande, et laisse moi finir mes consultations et rentrer chez moi…

 

Il m’invita ensuite à rentrer chez moi, et à revenir quand je perdrais du sang…

  Ce soir là, le diable était habillé en blanc…et plus tard beaucoup plus tard  il se remettrait à nouveau sur notre route, dans toute sa splendeur, dans toute son ignominie…

 

 Nous sommes sortis de là complètement perdus, et moi complètement paniquée, on nous avait dit que je serais prise en charge à la clinique, et là on nous renvoyait chez nous avec toute notre douleur, toute la peur…

 

 

Ce soir là j’ai énormément pleuré, je me suis sentie tellement seule, tellement…et la peur qui me dévorait était si grande, je ne comprenais pas ce qui nous arrivait, je ne comprenait pas ce qui allait nous arriver…

  

Lorsque j’ai mis le premier cachet dans mon utérus, même si je savais/m’étais persuadée que notre fils était bien mort, j’avais l’impression que je lui donnais la mort, qu’en me laissant provoquer les contractions toute seule, ce gynécologue(j’ai du mal à lui donner ce titre !) avait ainsi déposer sur mes épaules toute la culpabilité du geste… j’avais l’impression que ce qui arrivait était de ma faute…il n’y avait plus moyen de faire machine arrière, le train était lancé…

  

Pendant trois jours et trois nuits, j’ai eu des contractions horribles qui n’en finissait pas, mais pas la moindre trace de sang, le troisième jour, le vendredi matin j’étais complètement à bout, je pense que j’étais pas loin de l’hystérie, de la folie, tout au bord….

  

Je n’en pouvais plus de ces contractions, je n’en pouvais plus de ce petit corps qui s’accrochait au mien, de ces cachets à mettre au col, de cette mise à mort,de cette agonie lente, interminable…

  

Je crois que ce jour là si j’avais été seule une heure ou deux, j’aurais pu commettre l’irréparable tellement la douleur physique et psychologique était intense, tellement j’étais bouffée par la peur, tellement j’étais perdue…

  

Mon homme était aussi impuissant et perdu que moi, on nous avait complètement abandonné, dans une situation ou l’on ne savait pas quoi faire, ou on ne comprenait pas ce qu’il arrivait…

  

Parce que j’aurais été incapable de tenir une journée de plus sans péter un plomb dans le sens réel du terme, j’étais au point limite de rupture psychologiquement, ce matin là j’ai téléphoné à " ma " médecin traitant, je lui ai expliqué, elle n’en revenait pas que je ne sois pas hospitalisée, elle m’expliqua donc qu’elle allait venir me voir à la maison et qu’on allait organiser mon hospitalisation pour en finir avec ce cauchemar…

  

Juste après ce coup de téléphone,Vers 10h du matin, mon homme a été rappelé en urgence au travail, pour ne pas me laisser seule, il a demandé à ma belle maman de venir auprès de moi durant son absence qui ne devait pas durer plus d’une heure…

  

Il était 11h du matin, j’étais comme un lion en cage, je ne parlais pas, j’étais incapable de parler tétanisée par la peur, la fatigue, la douleur, je faisais les 100 pas dans la maison, ma belle maman essayait de me parler de tout de rien, pour que j’évite de focaliser sur la douleur des contractions,par moment je me pliais de douleur les contractions étaient trop intenses, trop fortes…

  

Puis il y a eu cette contractions violentes, qui m’a déchiré les entrailles, et ce besoin impérieux, incontrôlable de pousser…

  

J’ai couru vers la salle de bain, en criant…et j’ai senti une masse chaude sortir de moi, lorsque j’ai descendu mon pantalon…je l’ai vu il faisait une dizaine de cm, il avait ses deux bras, ses deux jambes, j’ai vu sa petite tête, ses petits yeux , son visage…

  

Ma belle maman est vite venue à mes côtés et a pris tout en charge, elle a retiré mon bébé de mon pantalon, et l’a mis hors de ma vue, le reste est très flou, je me souviens de tout ce sang, on aurait cru qu’on venait de commettre un crime dans ma salle de bain, je me souviens aussi avoir expulsé le placenta, mon médecin traitant est arrivé juste à ce moment là…

 

Voilà pourquoi ça me hérisse quand on emploie le mot "fausse couche" ou "incident" en parlant de Jean-Baptiste.

  

Voilà pourquoi aujourd’hui je ne veux plus qu’on me dise " bah c’était rien ", non ce n’est pas rien ce que nous avons vécu…, voilà pourquoi aujourd’hui je refuse d’entendre " ce n’était pas un bébé… ",parce que ce petit être que j’ai vu avait tout d’un bébé miniature, une tête, des jambes, des bras, un visage, alors qu’on ne me dise plus jamais que ce n’était rien….

  

Voilà pourquoi aujourd’hui j’ai mal quand on nie l’existence de notre premier enfant, quand on fait comme si cette grossesse là n’avait jamais existé, quand on me dit, bah la nature est bien faites….

  

La suite…

  

Je regrette de ne pas avoir regardé plus longtemps mon bébé, mais sur le moment la peur l’a emporté.

  

Je regrette qu’avant 22sa un " fœtus " n’aie aucune existence légale

  L’autopsie révèlera que notre bébé était bien un petit garçon comme je l’avais si fort pressenti, il mesurait 14cm et pesait un peu plus de 100gr, les détails crus et difficiles de l’autopsie ont été dures à digérer, mais en même temps ça été la preuve pour moi que mon bébé a existé, qu’il n’était pas rien…

On ne connaît pas la cause de sa mort fœtale in utéro,il n’avait aucune malformations visibles, une des causes possibles (qui s’est révelée également à ma seconde grossesse), est une incompatibilité de mon corps avec celui du fœtus que je porte, comme si mon corps rejetait le bébé comme un corps étranger, mais aussi très certainement un problème de vascularisation et d’échanges avec le bébé, du à ma malformation utérine.

  

Suite à cette mauvaise prise en charge, j’ai eu une infection des trompes et de l’utérus à cause de morceaux de placenta qui ne se sont pas évacués, on a du reprovoquer une "fausse couche " une dizaine de jours plus tard, pour éliminer les " débris "

  

3 ans plus tard, cette épisode de ma vie restera sans doute un des plus douloureux et difficile que j’aie vécu, 3 ans plus tard notre fils est toujours dans notre cœur, à son papa, et à moi….Il est inexistant pour tout les autres, certains ne se " souviennent " même pas qu’avant Gabriel j’ai attendu un enfant….

  

3 ans plus tard il reste des cicatrices, qui ne se refermeront jamais tout à fait…

  

3 ans plus tard je suis toujours pleine de colère et de rancœur face à ce " gynécologue " incompétent, à ce qu’il m’a fait vivre et subir…(d’ailleurs j’ai de nouveau eu affaire à lui bien malgré moi, lorsque j’attendais Gabriel…je vous en parlerais un jour…)

  

On peut me répéter 10000 fois, c’est du passé, c’est mieux comme ça etc…Je ne pourrais jamais oublier…jamais…

 

Le 12 janvier 2005 le début d'un long chaos commençait...

  

Le 21 janvier 2005, j'accouchais "seule" chez moi, abandonnée par le corps médical, de notre fils Jean-Baptiste,depuis une petite étoile brille plus fort que les autres là haut et dans nos coeurs...

27/01/2008

Si près de l'enfer (2ème partie)

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(La 1ère partie est là-bas)

.....le lendemain matin, j’ai rdv chez l’échographe, pour la première fois, mon chéri pris de court, ne pourra se libérer au boulot et venir avec moi, sa maman m’accompagnera. 

 

J’ai rdv vers 9h, mon gynécologue a tout arrangé la veille par téléphone, dès mon réveil j’ai énormément bu, j’ai tellement peur qu’il me dise que il ne sait pas voir car je n’ai pas assez bu, donc je bois, j’ai l’impression que je vais me noyer…. 

 

Arrivée dans la salle d’attente, je suis entourée de mamans aux ventres les plus rebondis les un des autres….. 

 

Plusieurs futures mamans passent, je les vois ressortir les yeux plein d’étoiles, avec les clichés du bonheur à venir, je me sens triste, et en colère, je leur en veux de tout ce bonheur qui m’éclate au visage, parce que moi je ne sais même pas si mon bébé va bien…. 

 

1h30 plus tard je ne suis toujours pas passée, je n’en peux plus tellement ma vessie est tendue, je vais trouver l’échographiste pour m’assurer qu’il ne m’a pas oubliée,…je ne suis pas sur sa liste !!! je lui explique que mon gynécologue à téléphone le soir avant pour prendre rdv en urgence, qu’il m’a affirmé que j’avais rdv ce matin à 9h….  

 

Il y a eu une erreur de la part de la secrétaire, je n’ai été notée nulle part, je dois donc attendre que ces rdv soient terminés pour être vue, je n’en peux plus je me tords de douleur, je pleure tellement ma vessie est pleine et douloureuse, mais ma belle maman m’empêche d’aller faire pipi pour ne pas compromettre l’examen….je suis en colère, j’ai mal, j’ai peur, je suis à bout…. Je voudrais juste tout laisser tomber, et m’en aller…. 

 

J’attendrais comme ça jusque 12h30…lorsqu’il m’appelle, je sais à peine marcher tellement j’ai mal, je suis livide, j’ai des sueurs froides… une fois déshabillée,il m’ordonne d’aller vider ma vessie....!!! car l’examen se fait la vessie vide..., j’ai encore envie de pleurer, je ne sais pas si c’est de soulagement ou de rage d’avoir attendu autant d’heures…dans la douleur..... 

 

L’examen prendra tout au plus 10 minutes…. 

 

"Comme vous pouvez le voir, il n’y a plus d’activité cardiaque, votre grossesse est arrêtée…. Recontactez votre gynéco pour connaître la marche à suivre…" 

 

Ce sera la seule explication, le reste je ne l’ai pas entendu, juste ces mots qui frappent dans mes temps trop forts, trop vite…plus d’activité cardiaque… 

 

Je me rhabille en pleurant, je suis incapable de prononcer un seul mot

 

 L’échographe, trouvera bon de rajouter en guise d’encouragement : "faut pas vous mettre dans cet état là, vous n’êtes pas la seule à qui ça arrive…" 

 

Sauf que là c’est moi qui ai mal à en crever…le chemin du retour se fera dans un silence pesant, je n’ai pas envie de parler, pas la force, je ne veux pas qu’on me parle, je n’ai pas envie d’entendre des phrases comme "ça va aller", je veux juste qu’on me laisse tranquille….avec cette souffrance qui me dévore….. 

 

Je rentre à la maison, et je vais me coucher, j’ai besoin de dormir pour oublier…. 

 

Naïvement nous pensions, qu’une fois le premier trimestre passé, on ne risquait plus rien, je me rends compte que nous avions une vision bien idyllique de la grossesse, comme la plupart des gens malgré la difficulté à concevoir un enfant, nous pensions qu’une grossesse c’était naturel, ça allait de soi…alors que donner la vie relève du miracle….on l’oublierait presque…. 

 

Fin de journée, une fois mon chéri rentré à la maison j’étais dans un état d’hébétude, et de doutes aussi, j’avais eu assez d’heures derrière moi pour cogiter seule, et trouver des remparts à l’inacceptable…. 

 

J’en étais arrivée à la conclusion que l’échographe s’était certainement trompé, que son appareil était défectueux, que tout allait rentré dans l’ordre…. 

 

Si notre bébé était mort, j’aurais fait une fausse couche, puis les fausses couches c’est au premier trimestre…donc ça ne pouvait qu'être une erreur...j’avais dressé des barricades, pour occulter l’inconcevable…. 

 

Mais bien vite la réalité me rattrapait de plein fouet, j’avais eu mon gynécologue au téléphone, il m’expliqua alors que pour une MFIU (mort fœtale in utero) à ce stade, on allait devoir pratiquer une IMG (interruption médicale de grossesse), autant de mots qui m’arrivaient comme des poignards dans le cœur, pour moi grossesse rimait avec vie…ici on me parlait de mort, d’interrompre la grossesse, j’étais en plein chaos….Je ne comprenais pas ce qui arrivait, tout allait trop vite…. 

 

Dès ce moment et jusqu’à ce que mon tout petit sorte de moi…je serais sans cesse tiraillée entre une multitude de sentiments contradictoires, la culpabilité, la colère, l’envie que tout se termine vite, l’envie de croire que c’était une erreur, qu’on allait me dire qu’il était encore vivant, la peur, le besoin impérieux de rejeter ce bébé mort en moi, l’envie de le garder au chaud, la haine, l’amour…. 

 

Mon gynécologue me confia a un autre collègue, car le bras dans le plâtre, il lui était impossible de pratiquer l’interruption de grossesse, et le curetage qui suivrait….il m’avait rassurée, m’avait expliqué que je serais hospitalisée, qu’une fois le bébé « expulsé » je subirais un curetage pour enlever tout les « débris » (les termes peuvent choquer, il m’est d’ailleurs toujours difficiles de les utiliser, mais c’est ainsi qu’ils sont employés dans la réalité), que je ne serais pas seule,que je serais très bien accompagnée psychologiquement…. 

 

J’étais un peu déçue mais aussi angoissée que ce ne soit pas lui qui me suive, ce détail paraît insignifiant face au reste….et pourtant, ce simple détail me fera basculer dans l’horreur, cette histoire, douloureuse et difficile, allait se transformer en véritable cauchemar….je ne le savais pas encore….

 

21/01/2008

3 ans déjà.... Mon ange...

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Il manque un temps à ma vie
Il manque un temps, j'ai compris
Il me manque toi...

Tu m'as laissé seul ici
Mais partout tu me suis
Mon alter ego...



Où tu te caches...

Laisse-moi deviner,
T'es sûrement Baie des Anges
Sûrement là-bas, mon ange...


Je voudrais que tu saches
Dans mon cœur rien ne change
T'es toujours là, mon ange....

 

20/01/2008

Si près de l'enfer.... (1ère partie)

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Le 12 janvier 2005…. Il y a trois ans, nous fêtions nos 7 ans en couple, on en riait, 7 ans c’était le cap fatidique celui tant décrié, redouté, comme l’épreuve ultime, comme l’examen de passage  de la solidité des couples, nous avions traversé quelques tempêtes, mais nous étions là, plus forts que jamais, mais surtout plus heureux que jamais, notre enfant grandissait dans mon ventre, le cap délicats des trois premiers mois étaient passés, nous avions passés les fêtes euphoriques en famille, sur notre nuage, en imaginant l’avenir avec notre fils, car c’était comme une évidence pour nous...

 

Cet enfant que je portais, était sans nulle doute un garçon, j’en étais intimement convaincue, d’ailleurs tout naturellement je réfléchissais à des prénoms de garçons, ceux de filles ne me venaient simplement pas à l’esprit, ce n’était pas une question de préférence, car mon plus grand bonheur était d’avoir un enfant, peut importe son sexe, mais c’était comme animal, instinctif, je pressentais au fond de moi, dans mes tripes, que je portais notre fils, je ne peux l’expliquer… 

 

Pour notre anniversaire, nos 7 ans en couple, un joli cadeau nous attendait, j’avais rendez vous chez mon gynécologue, avec une échographie à la clé, comme à chaque rdv, puisque ma grossesse si inespérée, si précieuse était surveillée comme un coffre à trésor…. 

 

Nous ne le savions pas encore mais ce jour serait le début d’une longue descente aux enfers….et l’épreuve que nous allions devoir surmonter, la plus terrible traversée durant nos 7 années d’amour, une épreuve sur laquelle bien des couples ce seraient échouées…. 

 

Je ne sais pas pourquoi, pour la première fois j’allais à ce rdv le cœur bien lourd, jusque là chaque rdv était un moment magique de rencontre avec ce petit être qui grandissait en moi, j’adorais ce moment ou il apparaissait à l’écran, entendre battre son cœur, le voir grandir, changer….

 

Plus jamais après ce jour, je n’éprouverais du plaisir, de l’impatience, du bonheur en allant à une échographie, plus jamais je ne ressentirais l’euphorie, la magie, l’insouciance….toute cette légèreté qui appartient à la grossesse s’est envolée…. 

 

Moi d’habitude si joyeuse malgré cette grossesse difficile et si fragile, j’appréhendais ce rendez vous, comme si une chape de plomb oppressait mon corps….  

 

Nous sommes arrivés là –bas vers 17h, le reste est un peu flou dans ma mémoire, je ne me souviens plus que de la peur, de la douleur…. 

 

Je me souviens son silence, je le revois scruter l’écran, un vieil écran, sur lequel nous devinions plus que de réellement voir, appuyer de nombreuses fois sur mon ventre , insister de longues, trop longues minutes…. 

 

Je me souviens avoir demander si c’était normal qu’il bouge si peut…. Ça arrivait, il suffisait qu’il soit endormi…. 

 

Ce soir là il ne nous a rien dit,il a juste pris un rendez vous en urgence chez un confrère, pour une écho morphologique, car « il n’avait pas toutes les données nécessaires, il voulait voir, confirmer certaines choses »  mais je savais, je savais déjà, ce silence, lourd, c’était la mort…qui rodaît… 

 

Nous sommes sortis de son cabinet, sans savoir, juste la peur au ventre, on a essayé de se rassurer tout le chemin, on prétextait son matériel d’un autre âge, pas très performant, rien d’inquiétant, juste des mesures à reprendre….,

 

Mais au fond je savais, je savais l’impensable, l’insupportable…j’essayais juste quelques heures, quelques jours encore de garder cette insouciance, de croire que tout irait bien….parce qu’il m’était tout simplement impossible de penser que tout était fini….

 

Mr Babylou me rassurait, ça irait, il ne faut pas se tracasser, mais lui aussi, au fond de lui,le doute,  la peur s’était tapie….

 

Deux jours, une éternité pour être rassuré...ou que tout s'effondre....

La suite se trouve là-bas et

14/01/2008

 

Pour patienter en attendant mon prochain post (il est en phase d'écritureClin d'oeil, mais un peu long...), voici encore quelques photos de mon chaton d'amour....

Ben oui, je ne m'en lasse pas, puis en plus il est photogénique!!!

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