15/10/2012

L'oubli....

509_9e35124b85386c34ed4512ab094ebf36.JPG

Lorsque j'ai perdu Jean-Baptiste pour beaucoup déjà la page était tournée....pour beaucoup c'était un accident de parcours, rien....

Beaucoup n'ont pas compris, ne comprennent toujours pas....

J'ai entendu énormément de choses juste après sa perte, comme "Il paraît que c’est mieux que ça m’arrive maintenant que lorsque le bébé aurait eu quelques mois, ou à 8 mois de grossesse….oui évidemment c’est mieux….c’est vrai c’est mieux finalement, hein ?

Oui c’est vrai ce n’était « qu’un fœtus » finalement pas vraiment un être vivant….pourtant c’est drôle dans mes oreilles résonne encore le battement de son cœur, c’est drôle je revois encore son petit corps sans vie, une tête, des yeux, un corps….mais c’est vrai ce n’était rien….qu’une erreur de la nature…je sais, je sais…..oui je sais je suis jeune….je sais il y a des choses plus grave dans la vie….oui mais là c’est ma vie….et c’est mon bébé…..….mais c’est pas grave….il faut passer à autre chose….c’est courant….je suis pas la seule….. il paraît que j’étais peut être pas prête….oui sûrement, je l’ai rêvé des mois entiers, des années durant, mais au fond peut être que je ne le voulais pas….fallait préparer le terrain, préchauffer le four...."

Si j’avais eu une déception amoureuse, un chagrin d’amour on aurait compris mes larmes, on aurait compris le besoin de temps, la colère, le fait de ressasser mon histoire….

7 ans après....je n'oublie pas, je ris, je souris, je profite de la vie.....mais je n'oublie pas....

Oublier ce serait donner raison à tous ces gens, leur laisser croire que ce n'était rien, que Jean-Baptiste ne représente rien, n'est rien....

Depuis lui j'ai surmonté d'autres chagrins, 6 grossesses inachevées, un goût amer en bouche, le vide incommensurable que je n'ai toujours pas appris à combler, le deuil d'enfants que je n'aurais plus jamais....apprendre à vivre avec ce désir ancré en moi, apprendre à vivre sans.....

Depuis lui j'ai aussi réappris à rire, j'ai aussi donné la vie....ma revanche....

Gabriel est l'arc en ciel qui colore mes jours gris.....ses éclats de rire, ses bras qui me serrent fort, ses yeux pétillants et espiègles.....

Mais je resterai toujours l'amer.... ce ventre vide, et le coeur remplit d'une plaie qui ne se refermera jamais....je resterai toujours en colère, triste et blessée face à la vie qui n'a pas voulu s'accrocher en moi, face à ses années d'attente, à ses espoirs brisés, face à moi même qui n'ai jamais su protéger ses vies en moi....

Je ne ressasse pas, je ne ressasse plus la perte de mon premier petit homme,ce n'est pas pour qu'on s'apitoye, qu'on me plaigne, non, j'en parle juste parce qu'il fait partie de moi, parce que c'est ma vie, parce qu'il restera toujours celui qui m'a rendu mère.....et que ne plus parler de lui ce serait faire comme tout le monde, ignorer qu'un jour j'ai porté la vie pour la première fois.....et que cette première fois , même inachevée, reste une des plus jolies choses qu'il soit.....et a fait de moi la femme, la mère que je suis devenue.... avec ses forces, ses failles....mais aussi l'envie impérieuse de croire au bonheur.....même si le bonheur est différent de celui que j'imaginais, même si tout au fond il restera toujours le manque et ce ventre vide....

21/01/2009

Il y a 4 ans, je rencontrais un ange...

T'es sûrement baie des anges...

Sûrement là-bas mon ange...

Mais dans mon cœur rien ne change...

T'es toujours là, mon ange

 

14/04/2008

L'arbre de vie....

Lorsque l'on a perdu notre tout petit...au printemps qui a suivi, on a planté un arbre pour lui, pour ne jamais oublier, pour que la vie coule dans chaque branche, dans chaque fleur... pour l'avoir auprès de nous chaque jour....

Un magnolia jaune, une espèce assez rare, peu courante, avec de grandes fleurs jaune pâles... je voulais je pense, une espèce peu ordinaire, peu ordinaire,extraordinaire.... comme ma rencontre trop brève avec notre tout petit.... comme l'amour que j'ai pour lui....

Pendant trois ans, il n'a jamais fleurit....

...mais la vie reprend toujours le dessus....toujours....

P1010783

 

P1010784

 

Les photos ont été prises dimanche matin dans notre jardin...j'ai hâte que ces fleurs s'épanouissent, ça me fait chaud au coeur....

 

21/01/2008

3 ans déjà.... Mon ange...

ange%20mignon

Il manque un temps à ma vie
Il manque un temps, j'ai compris
Il me manque toi...

Tu m'as laissé seul ici
Mais partout tu me suis
Mon alter ego...



Où tu te caches...

Laisse-moi deviner,
T'es sûrement Baie des Anges
Sûrement là-bas, mon ange...


Je voudrais que tu saches
Dans mon cœur rien ne change
T'es toujours là, mon ange....

 

03/10/2007

Parfois la tempête fait rage....

 tempete2

Je pensais qu'avec l'arrivée de Gabriel, tout la tempête intérieure se calmerait, je pensais que j'oublierais....les autres ont bien oublié eux....Jean-Baptiste n'est rien, ils ne connaissent même pas son prénom, se souviennent-ils seulement qu'il a existé un jour dans mon ventre?, qu'il existe toujours dans mon coeur, dans mes souvenirs.....mais aussi dans le coeur de son papa, nous parlons parfois de lui, savoir qu'il y pense aussi très souvent comme moi me fait du bien.....car je me sens "normale"....

Ces derniers temps je pense, je rêve beaucoup de lui, je le vois tel qu'il serait aujourd'hui,la nuit il m'apparaît grand et costaud, avec de jolis cheveux blonds, il ressemble beaucoup à son papa, je le vois sourire, courir, puis je me réveille....et il ne me reste que le souvenir, le vide.....

Un sentiment ambivalent me tenaille, je me dis que si Jean-Baptiste était vivant, Gabriel ne serait peut être/sûrement pas là aujourd'hui, j'ai du mal avec cette idée, je ne peux, ne veux pas me dire que la vie d'un dépend de la perte de l'autre, j'ai du mal à faire le choix dans mon coeur....parce que je ne peux pas choisir, parce que j'aurais aimé les avoir tous les deux vivant à mes côtés, parce que Gabriel ne remplace pas son grand frère, parce que mon coeur aurait été assez grand pour les aimer tous les deux....

Il n'y a que sur ces pages que je peux déposer ces mots, parce qu'ici je suis libre de penser, libre de garder Jean-Baptiste vivant dans mon coeur, sans jugement, sans passer pour une incomprise, sans déranger surtout....Il y a cette tempête dans mon coeur.....endormie....mais parfois le vent se lève et ravive les souvenirs douloureux....

Alors je regarde Gabriel avec son sourire d'ange, et je me dis que toute ces souffrances n'ont pas été vaines.....que la vie continue, différente, mais toujours aussi forte et impétueuse.....

23/10/2006

Flash Back....c'est la vie pas le paradis...avant le bonheur...

Lorsque j'ai perdu mon premier bébé, j'ai énormément écrit, c'est ce qui m'a fait tenir...c'est ce qui m'a permis de remonter à la surface après avoir cru me noyer cent fois....

A l'époque j'écrivais sur le blog de Babylou....j'avais juste envie de remettre ces textes ici....pour réunir les deux êtres qui m'ont rendue maman....parce qu'au fond de moi....Jean-Baptiste est toujours dans mon coeur et dans celui de son papa, tapis....bien au chaud....et parce qu'aujourd'hui mon bonheur n'en est que plus grand....mais aussi parce que la route a été longue, parce que j'ai cru que jamais je ne surmonterais ça....et pourtant l'espoir....c'est ce qui nous tient lorsqu'on se sent attiré par le vide....ces long mois de vide et de douleurs, sont aussi une lueur d'espoir pour ceux et celles qui se reconnaitront dans mes mots.....parce que le bonheur existe....parce qu'il faut croire....parce qu'il y a la vie....plus forte malgré tout....

16/01/2005:

Ecrire c'est hurler en silence....

img313/5103/2999ffa7ea2a871d33dea02daa61dfab997jpg150150ni7.jpg

Je sais il y a des tas d'autres femmes qui sont passées par là, je sais ça aurait pu être pire, j'aurais pu le perdre plus tard ou à la naissance, je sais c'est la vie, si son coeur s'est arrêté c'est qu'il ne devait pas vivre, je sais....
Mais pour moi la douleur n'est pas proportionnelle à la longueur de la grossesse, peut être s'en remet on plus vite quand ça arrive tôt peut être..... mais je ne pense pas que l'on a moins mal....
16 semaines en moi, 16 semaines et demi ou je me suis sentie transportée vivante, ce bébé on l'a rêvé, désiré, imaginé....il faisait déjà partie de nous, on a imaginé sa chambre, commencé les travaux, feuilleté les magasines spécialisés, on a rit, on s'est chamaillé sur la liste de prénom....toi tu voulais l'appeler Jean-Baptiste et moi je priais que ce soit une fille pour lui éviter cette pénitence....
On s'est projeté dans l'avenir, Noel prochain on serait trois, c'était ton dernier anniversaire avant d'être papa.... on imaginait déjà les cartes de voeux avec sa frimousse....ses premiers sourires....
Le savoir encore en moi sans vie me bouleverse, je voudrais tant me réveiller de ce cauchemar, je voudrais tant que tout soit fini...
La maison était déjà remplie de sa présence, le test de grossesse avec ses deux lignes roses, qui me brûlent les yeux sur ma table de nuit, la première échographie, et le premier doudou que tu m'as offert pour Noël.....
Et puis ces phrases lues par ci par là qui me hantent, à propos du curetage "l'utérus vidé de son contenu" j'en ai pleuré des heures.....comme si on parlait d'un vulgaire sac poubelle à vider, oui je sais je prends peut être trop à coeur....je suis peut être trop sensible....mais cette phrase m'a fait l'effet d'un couteau planté dans le coeur.... j'ai si peur.....j'ai si mal....
Je voudrais avoir la force de vous dire que tout va bien, oh bien sûr dehors je souris, j'ai mis mon masque pour ne pas leur faire peur, pour qu'ils ne voient pas mon coeur ravagé, mais j'en crève....
Ce matin à la boulangerie,une connaissance est venu tout sourire me demander "la grossesse se passe bien?" j'ai cru vomir de douleur, il ne pouvait pas savoir.....
Au téléphone je prends mon air détaché, je joue à la forte" mais oui ça va, il me faut juste un peu de temps...." mais au fond de moi je ne suis plus moi, je me sens tellement vide....
Devant ceux qui m'aiment j'arbore mon plus beau sourire, celui des grands jours.... parce que je ne veux pas les faire souffrir avec moi, et parce que j'ai peur qu'ils ne comprennent pas que la mort est en moi, et que je me sens si mal.....

18/02/2005 Ca fait un mois que j’ai perdu ce petit bout de vie, ce petit bout de moi….il paraît que je n’ai plus de raisons d’être triste…. Faut avancer la vie est devant…. Oui mais moi j’ai envie de pleurer, oui mais moi j’ai pas envie de sourire… paraît que c’est pas grave…. Paraît que ça arrive, bah puis suis jeune, et puis parait qu’il faut passer à autre chose…que c’est la vie…. Oui mais moi il est toujours là en moi ce petit bout de moi, dans ma tête , dans mon cœur….et je pleure….Il paraît que c’est mieux que ça m’arrive maintenant que lorsque le bébé aurait eu quelques mois, ou à 8 mois de grossesse….oui évidemment  c’est mieux….c’est vrai c’est mieux finalement, hein ? Si ton enfant meurt à trois ans c’est mieux aussi, imagine il aurait pu mourir à 20 ans d’un accident de voiture….donc c’est mieux….

Oui c’est vrai ce n’était « qu’un fœtus » finalement pas vraiment un être vivant….pourtant c’est drôle dans mes oreilles résonne encore le battement de son cœur, c’est drôle je revois encore son petit corps sans vie, une tête, des yeux, un corps….mais c’est vrai ce n’était rien….qu’une erreur de la nature…je sais, je sais…..oui je sais je suis jeune….je sais il y a des choses plus grave dans la vie….oui mais là c’est ma vie….et c’est mon bébé…..et puis toute ces filles avec leurs gros ventres, c’est rien, mon tour viendra, mais je me sens si vide….je m’en veux de leur en vouloir….je ne suis pas jalouse, parce que le bonheur elle y ont droit, j’ai juste mal de plus ressentir la vie grandir en moi, j’ai juste mal….mais c’est pas grave….il faut passer à autre chose….c’est courant….je suis pas la seule, oui mais voilà je me fous des autres, oui mais voilà j’ai pas envie de faire semblant de rire, j’ai pas envie de jouer celle qui va bien alors qu’au fond de moi…..je me noie dans mon chagrin….. il paraît que j’étais peut être pas prête….oui sûrement, je l’ai rêvé des mois entiers, des années durant, mais au fond peut être que je ne le voulais pas….fallait préparer le terrain, préchauffer le four…..il paraît….tu l’as gardé mort en toi, il était sûrement déjà en décomposition, et tout gonflé….c’est sûrement pour ça qu’il m’a semblé si grand….sûrement….suis étonnée qu’il ne soit pas sorti en morceaux tiens d’ailleurs….., il parait que je dois arrêter de ressasser tout ça…. Il paraît….oh je sais c’est pas méchant, juste malhabile, juste des mots lancés sans y penser, oh je sais, ils ne savent pas quoi dire…..je sais il ne faut pas le prendre mal, ils sont intimidés, ils ne trouvent pas les mots, ils sont mal à l’aise….oui mais moi aussi je suis mal à l’aise….pour moi aussi les mots sont difficiles à faire sortir….et j’ai envie de pleurer, de ne pas me cacher pour essuyer mes larmes, pourquoi j’aurais pas le droit d’avoir mal, pourquoi j’aurais pas le droit de prendre mon temps pour panser mes plaies….je sais que la vie continue, je sais qu’un jour le bonheur frappera à nouveau à ma porte, je sais qu’un jour à nouveau la vie grandira en moi….mais ce petit bout de moi a existé, pas longtemps….juste assez pour rester quelque part au fond de mon cœur…..et ça on ne me l’enlèvera pas….


 

21/02/2005

Tu m'aurais appelé maman...

Mon ventre se serait arrondi, comme la pleine lune, la peau tendue…avec la vie en dessous….Ton cœur battait tellement fort….il résonne encore dans ma tête, au rythme de mes larmes…Je t’aurais senti bouger, comme une éruption, comme un volcan, comme une tempête qui m’aurait pris au creux du corps, au creux du cœur…comme un papillon dans le ventre, tout doucement, d’abord imperceptible, puis plus fort, tu te serais blotti au creux de ma main lorsque je l’aurais déposée sur mon ventre….je me serais promenée l’été une robe virevoltante, le regard des gens posé sur mon ventre énorme…je n’aurais plus vu mes pieds mais ça m’aurait fait rire….J’aurais eu des envies de fraises, de pastèque juteuse….je me serais sentie légère même lourde parce que je t’attendais passionnément….je me serais sentie vivante….Devant ma glace j’aurais contemplé mon ventre rebondit, et ton père l’aurait couvert de baisers…..Puis impatiemment j’aurais décompté les jours, râlé sur ce ventre qui ne cesse de grossir, sur les fermetures éclaires devenues trop étroites….sur mes pieds gonflés…Une nuit…tu aurais pointé le bout de ton nez, un peu plus tôt que prévu, juste pour nous faire peur, juste pour rire….Puis il y aurait eu l’attente, les douleurs insoutenables,les larmes de fatigue, l’envie de ne plus pousser, mais au bout la vie….. Et un jour tu m’aurais appelé maman….

Mais la lune est vide ce soir….et moi aussi….

03/03/2005

Jean-Baptiste...

img116/364/48396db39f3e4644d8a20b16b3d6f443f54wm3.jpg

Il aurait pleuré la nuit, j’aurais été le chercher à moitié endormie, en bougonnant, en le priant de nous laisser dormir un peu….mais sa peau contre la mienne m’aurait réconciliée de toutes les nuits blanches passées…Il aurait été malade, des nuits à surveiller son sommeil, à prendre sa température,des heures à patienter dans la salle d’attente du pédiatre….mais un seul de ses sourires m’aurait fait oublier mes peurs, m’aurait fait oublier les heures perdues….On aurait pleuré d’émotion devant ses premiers pas….on aurait crié d’angoisse de peur qu’il ne tombe, mais quand son rire aurait éclaté dans notre maison….on aurait fondu de bonheur….le rire au bord des lèvres, le cœur au bord de l’âme….Il aurait suivi son père, il aurait voulu se servir de ses outils, mais c’est auprès de moi qu’ilaurait couru soigner ses bobos, je lui aurait donné un bisou magique, essuyé ses larmes…et serré fort dans mes bras, puis un peu agacé il aurait remué ses petites jambes, parce qu’un petit d’homme ça ne pleure pas…..Il aurait mis ses petits pas dans ceux de son père…grimpé tout fière sur le quad de son papa, et aurait mimer le bruit du moteur….Ils seraient rentrés tous les deux remplis de boue, j’aurais râler…mais au fond j’aurais craquer de voir ses petits yeux verts émerger de son visage sale….Je les aurais retrouvés en train de manger des bonbons, tous les deux devant la télé….puis au souper ils n’auraient pas toucher à leurs assiettes….mais au fond qu’est ce que je les aurais aimé mes deux hommes…un seul de leurs sourires…m’aurait fait chavirer le cœur….

…aujourd’hui je sais que ce petit bout de moi aurais été un petit d’homme….un petit garçon…il fait partie des anges…il fait partie de ces vies qui n’ont pas eu le temps de commencer….mais il restera mon bébé….mon fils….quoiqu’en pense les « autres » quoiqu’en dise les « autres »….si j’avais eu une déception amoureuse, un chagrin d’amour on aurait compris mes larmes, on aurait compris le besoin de temps, la colère, le fait de ressasser mon histoire….alors pourquoi ne comprennent ils pas que pour avoir perdu mon bébé j’ai aussi besoin de temps, et j’ai aussi envie de pleurer….et que non je n’ai pas envie d’oublier ce « qui n’a pas été », j’ai juste envie de panser mes blessures avec ceux que j’aime…et d’un jour entendre les rires d’un enfant dans ma maison trop silencieuse…..parce que je sais que le bonheur n’est pas loin, parce que je sais que la cicatrice se refermera un jour…. Elle restera en moi….mais la peau d’un nouveau-né contre la mienne….et les larmes de joies apaiseront un jour celle de ma peine….mais il sera toujours notre premier ange….Jean-Baptiste….

24/04/2006

Le tourbillon de la vie

img116/9582/5142a4d134e40f4b749501057917a41ab64qf0.jpg

Je suis descendue au plus profond de la douleur, du vide, et de l'absence... mais toujours les vagues ramènent les âmes perdues sur le rivage....
Redécouvrir le bonheur...
Là-bas tout au fond, le chant des sirènes a apaisé mes larmes...elles ne sont plus qu'étoiles de mer échouées au gré des vagues...
Emportée par le tourbillon de la vie....je remonte à la surface... et le soleil réchauffe mon âme détrempée...
 
Au son de l'accordéon, des vagues et du vent....j'esquisse quelques pas et je danse....pour la vie.
Au son de l'accordéon et de ses notes chaleureuses...je me laisse bercer par l'amour..., par la chaleur d'une jour, d'une main tendue...là bas tout au fond, je n'étais pas seule...mes sirènes à moi ont veillé à ce que je ne me noie pas, mes sirènes à moi m'ont apporté l'oxygène, la lumière et l'envie de remonter...
 
La vie est bien plus belle ici haut.... en bas il fait froid et sombre, la vie est bien plus belle quand on ouvre à nouveau les yeux...
Et les yeux à l'horizon..... je dépose un pied devant l'autre.... pour rattraper la vie à grand pas....
 
Merci aux mains tendues, à mes lucioles, mes rayons de soleil, mes bouffées d'oxygène....ceux la mêmes qui m'ont remonté à la surface....

09/05/2005

Un ange passe...

Dimanche 8 mai 2005....fête des mères...
 
Babylou se rend à une communion habillée d'une longue tunique blanche sur un pantalon noir...
 
Lui: Tu es jolie comme ça ma puce, mais je ne sais pas il manque quelque chose avec la tunique pour que ça donne vraiment bien...
 
Babylou: Tu as raison..... je sais ce qu'il manque....un gros bidou, le ventre d'une femme enceinte de 7 mois qui aurait du accompagner cette tunique....voilà ce qu'il manque à cette tenue....
 
                                                  .....un ange passe....

13/05/2005

Grain de sable...

Une mécanique bien huilée, ne rien laisser transparaître juste quelques fissures que je colmate au plus vite…Ne pas leur dire combien je me sens vide, ne pas leur dire combien mon corps est lourd de tant de chagrins…Le sourire aux lèvres, mon plus bel artifice, ils n’y voient que du feu….mais au fond de mes yeux le mien est éteint…. Il ne reste que des cendres….J’ai sauté du train en marche j’ai beau courir, il n’y a plus qu’un point à l’horizon…. Et moi face à moi-même….Ils dansent autour de moi….et pourtant je me sens si seule…je suis prisonnière d’une vitre…. Prisonnière d’un étau qui chaque jour se resserre… je suis dans une bulle hermétique….Un grain de sable est venu enrayer toute ma belle mécanique…. Je ne suis qu’une piètre comédienne…le rimmel coule le long de mes joues….dans ce labyrinthe de glace je me suis égarée….je ne trouve pas la sortie, l’oxygène vient à me manquer….Je cours jusqu’à perdre haleine….je ne sais pas trop après quoi…. Je cours et je me perds….…. Je marche les yeux dans le vide….. et si je me jetais dans le vide….. happée par le vertige…. Je ne sais plus en quoi croire…. Pas en moi, je me suis si souvent trahie…. Je me suis enfermée moi-même à double tour, dans cette armure que je ne sais plus briser…. Emmurée dans ma propre douleur…. Du sable dans les yeux….  Les larmes coulent dans le siphon…Les larmes coulent dans les sillons…Le sel me pique aux yeuxSe noyer dans l’amer…Le blues est bleu…Se brûler à l’enfer…Le blues est bleu…Et coule l’eau qui éteindra le feu

Et coule l’eau tout au bord de mes yeux….

21/07/2005

Dans les bras d'un ange

img108/476/65fvro7.jpgC’est un jour particulier….Aujourd’hui « j’aurais du » accoucher…. C’était la date prévue de mon accouchement, bien sûr cela ne voulait pas dire que j’aurais accoucher aujourd’hui…. Mais c’est une date importante pour moi….Je pense que quelque part je passe a une autre étape de mon deuil, ma grossesse « virtuelle » est terminée, je ne compterais plus les mois, en me disant j’aurais du être à 6 mois de grossesse, j’aurais du le sentir bouger, j’aurais du être à 8 mois, 9 mois….Laisser place à l’espoir tout doucement…et y croire à nouveau….

Maintenant, le bébé qui un jour viendra se nicher au creux de mon corps, ne sera plus le bébé de remplacement, il ne sera plus celui que j’espérais tant avant ma date prévue d’accouchement pour compenser ce ventre cruellement vide…. Non il sera juste un nouvel amour, un nouvel espoir….et ne remplacera jamais dans mon cœur Jean-Baptiste… il aura sa place à lui…. Parce que mon cœur est grand….je me laisse le droit de laisser mon ange aux bords des étoiles.... parce que quoiqu'il arrive je ne l'oublierais pas, je me laisse le droit d'espérer à nouveau...je brise les chaines dans lesquels je me suis emprisonnées....parce que la vie est devant....  je dois te laisser mon ange, mais tu n'es pas seul, il y a d'autres étoiles comme toi là haut, des petites étoiles qui n'ont pas eu le temps d'éclorent, mais qui brilleront toujours dans nos coeurs.... et sur mon coeur...une plume d'ange à jamais repose....




 

 

 

21/01/2006

Petite étoile...

Il y a un an...je rencontrais ma petite étoile....mon éternelle étoile....

 

"Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras toi, des étoiles qui savent rire !
....
_ Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi. Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça pour le plaisir... Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel. Alors tu leur diras :  oui, les étoiles, ça me fait toujours rire !"

Extrait du livre  LE PETIT PRINCE 
d'Antoine DE SAINT- EXUPERY

 

 

 

 

21/07/2005

In the arms of Angels...

chatange0ob.jpg

 

 

Cette nuit je t’ai entendu pleurer….

Je me suis penchée sur ton berceau,

Tu m’as regardé de tes grands yeux mouillés,

Sur ta peau diaphane, je pouvais voir les étoiles se refléter…

Lorsque tu as entendu ma voix… tes pleurs se sont apaisés…

Je t’ai pris dans mes bras, bercé tendrement…

 

Dans mon grand lit blanc, tu as posé ta bouche contre mon sein…

Tu as bu goulûment à la source de la vie.

Repus, tes grands yeux bruns se sont doucement fermés

Contre ma peau tu as trouvé le sommeil et la chaleur…

Contre la tienne…. J’ai trouvé le bonheur.

 

J’ai passé la nuit à te regarder, toi si parfait…

Tu avais la beauté d’un ange…

Des petits pieds recroquevillés…

Un bouche comme un bouton de fleur,

Ta peau était presque transparente, irréelle

Je ne pensais pas qu’un jour l’amour à ce point me transformerait…

 

Je t’ai regardé des heures et des heures dormir,

Le cœur d’une mère jamais ne se fatigue,

Un frisson a parcouru la chambre,

Et ton souffle chaud m’a réchauffé,

Je me suis assoupie à tes côtés

Avec pour seule lumière la lueur des étoiles qui veillent sur nous…

 

Ce matin j’ai ressenti comme un déchirement,

Comme une fracture dans le cœur…

Mon grand lit blanc était vide….

Sur mon oreiller…. Quelques plumes blanches déposées…

Toi mon ange, tu es retourné veiller sur moi,

Toi mon ange, dans le ciel tu brilles pour moi….

 

Une plume blanche sur le cœur, je lève les yeux au ciel…

La lune de sa douce pâleur, me rappelle ta peau…

Et une étoile plus brillante que les autres scintille comme un clin d’œil…

Et tout l’amour que le ciel inonde me rappelle que rien ne sépare les gens qui s’aiment….